Le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Pr Stanislas OUARO a procédé ce mardi 19 février 2019, au lancement officiel des travaux de construction du lycée scientifique national de Ouagadougou (LSNO) sur le site de Bassinko. Il était accompagné des ministres Alkassoum MAIGA de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Maurice BONANE de l’urbanisme et de l’habitat et du Gouverneur de la région du Centre, Sibiri de Issa OUEDRAOGO.

 DSC7006c

Après l’étape de Bobo Dioulasso, c’est à celle de Ouagadougou de réunir les premières autorités du système éducatif et de la région autour du lancement officiel des travaux du lycée scientifique national de Ouagadougou (LSNO).
Ce creuset du savoir dont le but est de former des élèves en mathématiques, sciences et en technologies afin d’intégrer les grandes écoles d’ingénieurs, ambitionne de former des milliers de jeunes talents burkinabè, hautement qualifiés et prêts à servir au développement économique et social de notre pays.

D’un coût global de 2 milliards 600 millions sans les équipements sur financement de la Banque Mondiale, à travers le Projet d’Amélioration de l’Accès et de la Qualité de l’Éducation (PAAQE), ce joyau bâti sur un site de plus de 3,8 hectares au quartier Bassinko de l’arrondissement 8 de Ouagadougou, sera livré à la rentrée prochaine dans un délai d’exécution de 6 mois. La réalisation de ce lycée scientifique s’inscrit non seulement dans la dynamique de résolution définitive de la carence du pays en élèves de séries C, s’inspirant de la vision du Plan National de Développement Economique et Social (PNDES) dont l’une des options est de promouvoir et développer les sciences à l’école afin que celles-ci soient véritablement un levier du développement économique et social du pays, mais aussi dans le cadre de la relance des grandes infrastructures éducatives. Outre les blocs pédagogiques comprenant des salles de cours, une salle de professeurs, des laboratoires, des salles informatiques, des bibliothèques, une salle d'étude, une salle de projection,… et les blocs administratifs, il abritera à terme, des blocs hébergement comprenant des logements séparés (filles/garçons), des blocs de locaux communs comprenant des salles de fête et restaurant/cuisine, un complexe sportif olympique, un bloc infirmerie, un espace comprenant des aménagements divers.
C’est pourquoi le ministre OUARO dans son discours, a relevé la nécessité que ces lycées qui seront construits dans tous les chefs-lieux de régions soient « dotés d’un statut qui leur permet de jouir d’une autonomie relative de gouvernance et de gestion et de délibérer sur toutes les questions relatives à la vie de l’établissement ». Toute chose qui va leur assurer « ce label d’excellence, d’établissement de référence et de rayonnement sous régional », conclut-il.
Pour l’architecte Hermann YAMEOGO, chargé du suivi des travaux, il reste confiant du respect strict des délais impartis mais aussi des prescriptions techniques établies. Car, selon lui, « des efforts seront déployés pour la bonne marche des travaux » afin que la deuxième promotion des élèves qui sont actuellement dans les salles d’emprunt de l’établissement 2ie à Kamboinsé puisse suivre les cours dans leurs propres locaux à la rentrée 2019-2020.

DCPM/MENAPLN.