ecole décoiféeDe passage pour Manga, le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, le Pr Stanislas OUARO et sa délégation ont marqué une halte pour visiter une école « sinistrée », décoiffée à Dougouri localité située à 1 km de Beguedo, le 10 juin 2018.
Construit en 2015 par la Délégation spéciale, le bâtiment à trois classes n’est plus utilisable. Sur le terrain, les dégâts sont énormes. Toits envolés, le dallage et la chape incorporés, dégradations visuelles, murs fissurés, terrasse décapée, maçonnerie présentant un défaut d’aplomb (incliné), qui laisse voir que l’ouvrage n’est pas solide obligeant les élèves des classes de CP1, CP2, CE1 à suivre les cours sous une bâche. L’école est décoiffée suite à la pluie et au vent du 14 Avril 2018 mais fort heureusement, aucune perte en vie humaine n’est signalée. Après un tour dans les classes, le premier responsable du département de l’éducation s’insurge: « ce que nous voyons est extrêmement grave et inadmissible. Il n’y a pas de mots pour qualifier ce que nous constatons. On ne doit pas l’accepter ». Et de poursuivre : « il y a des bâtiments en banco de plus de 30 ans qui sont toujours solides ». A l'endroit des entreprises qui seront retenues pour la réalisation d'infrastructures scolaires, Pr OUARO a indiqué que dorénavant une pré- réception des bâtiments sera faite par les techniciens avant la réception définitive.

Aussi, le ministre a informé qu’il a demandé à ses services de lister toutes les entreprises fautives. « Nous verrons avec l’ARCOP (Autorité de régulation de la commande publique), comment les blacklister complément, afin d’éviter qu’ils ne soient plus béneficiaires d’autres marchés ». « C’est ce que l’on appelle des crimes économiques ». A-t-il martelé.
En outre, il a invité les contrôleurs techniques à ne plus réceptionner ce genre de travail. Et aux maires, à prendre leurs responsabilités et des mesures de sanctions, vis-à-vis de ces entreprises.
DCPM/MENA.