enep tenkodogoEn marge de la tournée au Centre-Est, le ministre de l'éducation nationale et de l'Alphabétisation, le Pr Stanislas OUARO s'est entretenu le dimanche 10 juin 2018 avec le personnel d'encadrement et de gestion de cette école nationale de formation des enseignants du primaire.

Dernière née des ENEP du Burkina, l'ENEP de Tenkodogo a ouvert ses portes au cours de l'année scolaire 2016-2017. Elle est à sa deuxième promotion. L'ENEP compte un bâtiment abritant des salles d'atelier, des salles de classes, un plateau omnisports, des dortoirs et des salles en voie de finition. Comme innovation dans cette ENEP, en plus des modules théoriques enseignés, des cours spéciaux d'initiation sont aussi dispensés. Ainsi, les élèves maîtres de Tenkodogo apprennent à faire du savon, du tissage, de la couture, du maraichage, des objets d'arts et le montage des plaques solaire. Cela, selon leur choix. Aussi, le DG/ENEP, Célestin YAMÉOGO a fait savoir qu'une "une salle de classe a été déconnectée de la SONABEL, et alimentée présentement par des plaques solaires "made in ENEP de Tenkodogo". Ceci dans le but de mettre à contribution ce qu'ils ont eu comme connaissances en la matière. Une prouesse que le ministre de l'éducation a tenu à saluer. Néanmoins, toute structure naissante est confrontée à des difficultés. Ils ont cités entre autres, le manque d'école d'application, l'absence ou le retard de construction de l'Amphithéâtre, l'insuffisance de ressources budgétaires pour le paiement des vacations et des heures supplémentaires, l'insuffisance de matériel didactique (livres, compendiums), l'absence d'un site d'hébergement pour les filles à besoins spécifiques.

Pr OUARO, à l'issue de leur exposé, les a rassuré d'avoir pris bonne note de leurs doléances. " Pour l’heure, je ne peux pas prendre d'engagements, mais je tiens à vous rassurer que nous sommes conscients de vos préoccupations, et tout ce que nous pouvons faire pour améliorer vos conditions de vie on le fera." A - t-il renchéri.
Aux représentants des élèves -maîtres, il a conseillé :" nous avons choisi un métier noble, on n'aura pas assez d'argent certes, mais on aura des valeurs qui restent. Nous l'avons choisi, travaillons ensemble pour relever le niveau de l'éducation. Car sans une éducation de qualité, il n'y a pas d'avenir pour notre pays."

DCPM/MENA.