20180603 103754Le premier axe de la tournée régionale initiée par le ministre de l’Education nationale et de l’Alphabétisation du 1er au 5 juin 2018 dans les Hauts-Bassins, les Cascades et le Sud-Ouest, a été bouclé sur des notes de satisfaction. L’approche par échanges directs a été une réalité de bout en bout à chacune de ces étapes régionales. Autorités et acteurs de l’éducation se sont livrés sans détour.

Menée sur un itinéraire de près de 1200 kilomètres à cheval entre le week-end et le début de semaine, la tournée a mobilisé les acteurs de l’éducation pour des séances intenses qui ont parfois duré huit heures d’affilé et même le dimanche comme à Banfora.
Partout, le Pr Stanislas Ouaro s’est présenté avant tout comme un enseignant, donc un acteur du système avec un langage sincère et direct mais aussi muni d’éléments illustratifs statistiques et circonstanciels de son action à la tête du département de l’éducation depuis janvier 2018. Comme il fallait s’y attendre, la question du protocole d’accord signé avec les syndicats de l’éducation en début d’année 2018, a retenu toutes les attentions. Certains échéances ne sont pas respectées a-t-il reconnu mais les efforts ont été à la hauteur des difficultés rencontrées notamment l’absence de notes pour certains personnels retardant les avancements, la mauvaise qualité du réseau internet et les délestages. Du reste, le processus poursuit son cours et l’échéance du 11 juin 2018 pour la remise aux partenaires sociaux du projet de statut valorisant, est en cours.DSC07419
Les questions de fonctionnement des structures, la cantine scolaire, les infrastructures, les fournitures, l’incivisme et l’insécurité ont également marqué les échanges. Les attentes se sont révélées énormes et parfois la frustration et l’impatience des acteurs, ont été très perceptibles chez les acteurs qui se sont exprimés sans complexe ni censure.
Au sortir de la dernière étape à Gaoua, le ministre a laissé entendre que les défis à relever sont énormes mais pris au sérieux sans pour autant faire de fausses promesses. L’essentiel pour lui, c’est que les acteurs avaient envie de part et d’autre, ‘’de se parler ‘’ pour se comprendre. Par ailleurs, d'autres thématiques telles que la grande mobilité du personnel, le fort taux de grossesses en milieu scolaire et l’attrait des sites d’or dans le Sud-Ouest tout comme le besoin d’une ENEP et d’un lycée professionnel régional dans les Cascades se sont invités aux débats.
Chez les acteurs rencontrés, l’approche a été saluée par la grande majorité à l’image de Enoch Hien, Directeur du CEG de Kosso dans la province du Noumbiel qui salue ‘’la franchise et l’esprit d’écoute’’ du ministre avant de concéder que toutes les préoccupations ne pourront jamais être satisfaites mais il est important de se sentir écouté par son premier responsable.
DCPM/MENA.